Apto with Lucie Croissant pour le Norseman
Cyclisme Event Running Sport natureLe triathlon le plus dur du monde n’a pas su refroidir Lucie Croissant ! Rappelez-vous : nous l’avions rencontré il y a deux semaines afin qu’elle nous parle de sa préparation au Norseman qui s’est déroulé le 4 août en Norvège. Retour sur ce petit bout de femme qui bouscule les préjugés de la discipline !
Bonjour Lucie, peux-tu nous décrire l’ambiance qui régnait sur la compétition ? On imagine la situation assez stressante…
Les trois jours avant la course, il plane déjà une sensation de peur et de stress pour une grande partie des concurrents. L’eau était particulièrement froide cette année, il restait encore de la neige sur le parcours. Peu de triathlètes ont l’habitude d’évoluer dans de telles conditions. Beaucoup sont impatients mais en même temps un peu angoissés!
Et toi, plus particulièrement, que ressentais-tu ?
J’étais dans le même état que beaucoup de triathlètes, car moi non plus je ne connaissais pas la course. Mais j’étais surtout très impatiente, car cela fait plus de 6 mois que je m’entraîne pour la course, et les 3 jours d’avant course sont consacrés à se reposer. Je ne me suis pas mise de pression par rapport à un temps ou à un résultat, car mon seul objectif était de finir cette course, qui est tout de même l’Ironman le plus dur du monde. Le premier ressenti était en natation, dès le saut du ferry et l’entrée dans l’eau, je me suis dis qu’effectivement, l’eau était particulièrement froide, et très vite je n’ai plus rien sentie tellement j’étais gelée.
Par contre j’ai eu d’extrêmement bonnes sensations sur le vélo, malgré le fort dénivelé et les températures très changeantes (7° sur le plateau).
En course à pied c’était moins évident. C’est surtout vers la fin dans les 17km de montée que les kilomètres défilent 1 par 1. J’ai la chance grâce à mon classement et à mon temps de pouvoir faire le parcours extrême, c’est à dire de monter jusqu’au sommet de la montagne où seuls les 160 premiers sont autorisés à passer!
Et malgré cette difficulté supplémentaire tu as quand même réussi à terminer la course…
Oui, 14e féminine, 126e au général. 15h10 : 1h01 en natation, 7h38 en vélo, 6h20 en course à pied et beaucoup de plaisir !
Quelques conseils nutritionnels à donner à ceux qui souhaiteraient se lancer dans l’aventure ?
Pendant le vélo, je me suis surtout beaucoup hydratée, car mon ventre n’était pas très à l’aise avec les écarts de température. Mais en m’hydratant bien je n’ai pas eu de coup de mou. Sur les descentes, j’ai surtout mangé des barres endurance et des fruit and play et des pâtes de fruits qui sont au top ! Pendant la course à pied, niveau ventre, j’ai surtout bu de la boisson, et pendant les 5 derniers km de l’arrivée au sommet pris une pâte de fruit.
Une petite anecdote pour la route ?
Même deux ! Alors que je sors de l’eau, en n’ayant aucune idée de ma place, on me dit que je suis 5e. J’ai tout de suite cru que j’étais 5e féminine, et cela ne m’étonnait pas spécialement car la natation est mon point fort. J’apprendrai plus tard pendant la course qu’en fait je suis sortie 5e au scratch, et 1ere féminine, ce que je n’attendais pas du tout dans une compétition de ce genre !
Une autre moins drôle : je crève en vélo au Km 90, car je me prends un clou sur la chaussée, un petit air de tour de France ! Heureusement, c’était à la fin de la descente!
Merci pour ton témoignage Lucie, on se retrouve bientôt pour d’autres projets sportifs.
En attendant vous pouvez retrouver Lucie et les coulisses du Norseman sur Intérieur Sport le 1er septembre.




